On appelait Catherinettes les jeunes femmes de vingt-cinq ans encore célibataires célébrant une fête lors de la Sainte-Catherine (25 novembre) en l'honneur de Catherine d'Alexandrie, vierge, martyre et docteur de l'Église, patronne des jeunes filles. Cette coutume, à travers laquelle les jeunes filles faisaient des v½ux pour un prompt mariage, ne s'est conservée sous une forme altérée que dans le milieu des couturières et de la mode où on apporte traditionnellement un soin particulier à la confection du chapeau («de la coiffe»).
Autrefois, sainte Catherine et saint Nicolas protégeaient chacun les célibataires de leur sexe. Des confréries de jeunes filles vénéraient la sainte et avaient le privilège de s'occuper de sa statue, qu'elles coiffaient lors d'une cérémonie chaque 25 novembre. Celles qui se mariaient devaient quitter la confrérie et laisser aux autres le soin de « coiffer sainte Catherine », expression signifiant pour une femme : « être encore célibataire à vingt-cinq ans (passés) ». Du fait des transformations sociales du statut de la femme et du mariage, cette coutume s'est progressivement perdue.
Le jour de la Sainte Catherine, à Paris, les Catherinettes et Nicolas employés des maisons de couture sont généralement reçues à la Mairie et se voient souvent offrir des cadeaux par leur employeur, en plus du chapeau préparé par leurs collègues.
Une jolie tradition de célébrer les jeunes filles de 25 ans célibataires. Le jour du 25 novembre, elles "coiffent Sainte Catherine", c'est à dire qu'elles se rendent en cortège, coiffées d'un chapeau jaune et vert, devant une statut de Sainte-Catherine, à la recherche du Prince Charmant.
Lancée par les modistes des maisons de couture, cette fête associe le vert, couleur de l'espoir au jaune, la réussite. Une bonne occasion d'élire la reine de la journée, qui devra conserver son chapeau jusqu'au soir